Né en 1946 au Liban, Choukini vit et travaille en France depuis de nombreuses années. Il se forme à l’École supérieure des Beaux-arts de Paris de 1967 à 1972. Puis en 1984, il complète cette formation initiale par un voyage au Japon qui le marquera tant sur le plan technique que sur celui de la forme et des surfaces. En effet, la découverte de nouveaux outils et de techniques traditionnelles japonaises lui permet d’atteindre des résultats très différents de ceux obtenus jusqu’alors. Il enseigna la sculpture à l’Université libanaise de Tripoli de 1985 à 1987, puis, de 1989 à 1991, à l’Université de Yarmouk (Jordanie).
Les sculptures de Chaouki Choukini, en bois (matériel de prédilection) ou en bronze, témoignent d’une esthétique singulière ou l’abstraction fait volontiers place à quelques détails oniriques qui nous renvoient si ce n’est au réel, au moins à un monde plus tangible. Les surfaces jouent de contradictions entre des parties très lisses et polies et des détails plus mouvementés ou accidentés. L’équilibre des pleins et des vides est parfaitement maitrisé et le tout véhicule une grande délicatesse, voire une poésie.
Chaouki Choukini a obtenu le Prix de la Jeune sculpture en 1978, le Prix de la Fondation Taylor en 2010. En 2015, l’Académie des Beaux-Arts lui décerna le Prix Pierre Gianadda de la Sculpture pour l’ensemble de son œuvre. Ses œuvres sont conservées dans des collections publiques en France, en Jordanie, au Liban, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis.