Fares Cachoux

Reine de Jérusalem
2022

© Adagp, Paris, 2023

Details

Dans sa série Queens, Fares Cachoux rend hommage aux femmes du Moyen-Orient et du monde arabe, marquées par la souffrance due à des lois injustes, aux guerres ou encore à la dégradation de l’environnement dans la région. Chaque reine, à l’image de chaque femme du Moyen-Orient, est unique : par son apparence, sa religion, ses attributs, sa palette de couleurs et ses émotions. En représentant la diversité des expériences féminines dans une même région, Cachoux déconstruit l’image stéréotypée et unifiée des femmes arabes véhiculée en Occident. Néanmoins, l’artiste souligne aussi l’importance de leur unité, à travers leur lien avec leur environnement, car chacune de ces reines pourrait incarner la Terre Mère.

Né à Homs, en Syrie, en 1976, Fares Cachoux a étudié l’ingénierie informatique à l’université d’Alep, avant de faire son master et son doctorat en art numérique et communication visuelle à Paris. Après un séjour d’une dizaine d’années dans le Golf, où il a travaillé pour différents musées, il décide de se consacrer définitivement à l’art et s’installe en France, en 2021.

Les œuvres de Cachoux racontent des histoires avec un vocabulaire visuel réduit à l’essentiel. De la guerre en Syrie aux naufragés de Méditerranée, de la complexité des coutumes sociales dans le Golf aux caricatures politiques, de la fragilité de nos sociétés démocratiques à l’épuisement de nos ressources environnementales, chacune de ses œuvres est la réduction d’un évènement, d’une situation, à sa quintessence même. Artiste engagé, il sait toucher un public très large par des message simples et transparents. Comme il le dit, « c’est là que réside l’énigme ! il faut résumer des évènements complexes avec un minimum d’éléments, sans en perdre le sens. » Avec un style minimaliste et audacieux, des couleurs vives et des silhouettes simples, l’artiste met son travail au service de la liberté et de la dignité humaine.

Cachoux a tenu sa première exposition personnelle à Paris en 2015, après avoir été invité par Banksy à participer à l’exposition Dismaland (Royaume-Uni). Aujourd’hui, ses œuvres sont régulièrement publiées dans des journaux français et étrangers, tels que Le Monde, Le Temps, Courrier International et le Huffington Post. Son œuvre est également présente dans le programme scolaire français et est fréquemment utilisée pour enseigner aux enfants à décrypter les affiches politiques.

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