Chaouki Choukini

En collaboration avec la galerie Claude Lemand / Paris

La sculpture de Chaouki CHOUKINI est ambitieuse, élégante, légère. La lumière y est un élément clé. Elle agit dans le jeu des évidements qui donnent le rythme aux œuvres, mais aussi par la qualité du poli qui fait de ses sculptures une surface miroitante. Ni tout à fait abstraite, ni tout à fait figurative, elle est avant tout poétique. Elle s’inspire de la nature qui enveloppe l’atelier du sculpteur (Belles de Nuit), mais aussi plus largement du monde qui l’entoure et parfois de ses épisodes tragiques (Petit Prince, Enfant de Gaza). Cette sensibilité au monde extérieur, Choukini la traduit par des détails d’une grande délicatesse qui témoignent d’un esprit raffiné mais aussi d’un solide savoir-faire. Un savoir-faire qui s’exprime particulièrement dans son matériau de predilection, le bois. L’artiste s’est certes laissé séduire par la pierre ou le bronze mais il connait le bois par coeur, le wangué ou l’iroko, le chêne ou le bois de cèdre. Né en 1946 au sud-Liban, Choukini se forme à L’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Paris, où il arrive en 1967. Il obtient le Prix de la Jeune Sculpture en 1978 et il y expose régulièrement depuis. En 1984 il part au Japon, puis au Liban et en Jordanie avant de revenir s’installer définitivement en France. De nombreuses expositions personnelles ou collectives lui ont déjà été consacrées, notamment à la galerie Claude Lemand à Paris mais aussi à l’Institut du Monde Arabe, en 1991 puis en 2011 (Le Corps découvert).